Bâle III, structure bilancielle et performance bancaire : une lecture par le canal bilanciel de transmission

Auteurs

  • Zineb ELABIDA Faculté d'Economie et de Gestion de Kénitra, Université Ibn Tofail Kénitra, Maroc
  • Ouiame BENZIZOUN ISPITS Rabat – Ministère de la Santé et de la Protection sociale
  • Mohamed AZZOUZI Faculté d'Economie et de Gestion de Kénitra, Université Ibn Tofail Kénitra, Maroc
  • Youssef KHATOURI Faculté d'Economie et de Gestion de Kénitra, Université Ibn Tofail Kénitra, Maroc

Mots-clés :

Bâle III, ratio de levier, LCR, NSFR, structure bilancielle, marge d'intermédiation, effet de ciseau, performance bancaire

Résumé

Les travaux consacrés aux effets de la réglementation prudentielle sur la performance bancaire restent partagés entre une thèse du coût et une thèse de la solidité, en partie parce qu'ils relient souvent l'intensité de la contrainte réglementaire à la rentabilité sans expliciter les ajustements de bilan qui les séparent. Cet article conceptuel répond à la question suivante : par quels ajustements de la structure du bilan les exigences de Bâle III peuvent-elles se répercuter sur la marge d'intermédiation et sur la performance des banques ? Il repose sur une revue de littérature intégrative et critique de 74 documents publiés entre 1958 et 2026, issus des bases ScienceDirect, Wiley Online Library, JSTOR, SSRN et RePEc ainsi que des publications du Comité de Bâle et de Bank Al-Maghrib, retenus selon des critères d'inclusion explicites et hiérarchisés selon la qualité de leur stratégie d'identification. Nous soutenons que les exigences de capital, de levier, de liquidité à court terme (LCR) et de financement stable (NSFR) sollicitent des compartiments distincts du bilan et ne deviennent pas contraignantes pour les mêmes banques ni au même moment. Une décomposition stylisée de la marge précise les conditions d'un effet de ciseau sur la marge d'intermédiation, défini comme la baisse simultanée du rendement moyen des emplois et la hausse du coût moyen des ressources rémunérées imputables aux contraintes prudentielles. L'article en dérive un cadre conceptuel intégrant variables modératrices et boucles de rétroaction, ainsi que cinq propositions assorties de leurs indicateurs, du signe attendu et de leurs conditions d'invalidation. Il en précise la mise à l'épreuve empirique dans un système à intermédiation dominante, le système bancaire marocain.

JEL Classification : G21, G28, G32

Type du papier : Recherche théorique (article conceptuel fondé sur une revue de littérature critique)

Bibliographies de l'auteur

Zineb ELABIDA, Faculté d'Economie et de Gestion de Kénitra, Université Ibn Tofail Kénitra, Maroc

Laboratoire de l’Economie et Management des Organisations

Ouiame BENZIZOUN, ISPITS Rabat – Ministère de la Santé et de la Protection sociale

Laboratoire de Recherche en Compétitivité Economique et Performance Managériale, FSJES-Souissi

Mohamed AZZOUZI, Faculté d'Economie et de Gestion de Kénitra, Université Ibn Tofail Kénitra, Maroc

Laboratoire de l’Economie et Management des Organisations

Youssef KHATOURI, Faculté d'Economie et de Gestion de Kénitra, Université Ibn Tofail Kénitra, Maroc

Laboratoire de l’Economie et Management des Organisations

Téléchargements

Publiée

2026-10-31

Comment citer

ELABIDA, Z., BENZIZOUN, O., AZZOUZI, M., & KHATOURI, Y. (2026). Bâle III, structure bilancielle et performance bancaire : une lecture par le canal bilanciel de transmission. International Journal of Accounting, Finance, Auditing, Management and Economics, 7(13), 702–732. Consulté à l’adresse https://ijafame.org/index.php/ijafame/article/view/2745

Numéro

Rubrique

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