Blockchain et Finance islamique

Auteurs

  • Mohamed Amine ZEROUALI Faculté d'Economie et de Gestion de Settat , Université Hassan premier de Settat, Maroc

Mots-clés :

Blockchain, Finance islamique, banque islamique, crypto-monnaies, FinTech

Résumé

Au Maroc, le secteur de la finance islamique s'est développé à un rythme plus lent que prévu. D'un autre côté, COVID-19 a montré que la finance islamique apporte une réelle valeur ajoutée aux clients en temps de crise. La prochaine année sera décisive pour que les acteurs existants atteignent le seuil de rentabilité afin d'assurer leur continuité et leur pérennité.

La digitalisation et la blockchain[1] peuvent donc soutenir et assurer la conformité des transactions de finance islamique, permettant à des millions de personnes d'accéder à la finance. Ceci contribue à la croissance du secteur, améliore grandement l'efficacité des transactions, et renforce l'inclusion financière. En effet, la technologie DLT[2] permet une plus grande portabilité des produits et services en améliorant le niveau d'authenticité des données stockées sur la blockchain. Par conséquent, cette technologie augmente considérablement la portée des services financiers islamiques.

D'une manière générale, la finance islamique représente une part importante et croissante de l'économie mondiale. Ces dix dernières années, la révolution FinTech a influencé la façon dont les innovations en finance islamique émergent. Si ces innovations sont principalement liées à la fourniture de produits et à l'interface ou à l'expérience utilisateur, il est probable que la nature de la DLT aura des effets structurels profonds sur la finance islamique.

La pression commerciale exercée par un secteur financier islamique en pleine croissance pourrait bien conduire à une harmonisation jurisprudentielle. La pression commerciale exercée par un secteur financier islamique en pleine expansion pourrait bien conduire à une harmonisation jurisprudentielle. Si les FinTech aboutissent à ce résultat final, il s'agira d'un cas unique d'innovations matérielles influençant les croyances morales, soulignant la nature révolutionnaire de cette vague de finance numérique.

Cependant, cette innovation technique a mis en évidence le fait que la jurisprudence matérielle fragmentée et mal organisée constitue un obstacle majeur à la croissance du secteur de la finance islamique. En plus d'augmenter la taille du marché de la finance islamique, la DLT peut générer de nombreux avantages secondaires, notamment dans le contexte des crypto-monnaies : l'inclusion financière, le renforcement de la confiance et le soutien des recours juridiques en cas de non-respect de la charia.

 

 

Classification JEL : G29

Type de l’article : Article théorique

 

[1] Selon le site pécialisé Blockchain France, la blockchain, ou chaîne de blocs en français, est une base de données transparente, disposant d'un haut niveau de sécurité et fonctionnant sans organe central de contrôle. Chaque donnée inscrite dedans ne peut être modifiée ou falsifiée.

[2] La technologie des registres distribués, ou DLT (Distributed Ledger Technology), est un système numérique qui enregistre des transactions d'actifs et leurs détails dans plusieurs emplacements à la fois, Dans un registre distribué, chacun des noeuds traite et vérifie chaque élément des transactions.

Téléchargements

Publiée

2022-01-30

Comment citer

ZEROUALI, M. A. (2022). Blockchain et Finance islamique. International Journal of Accounting, Finance, Auditing, Management and Economics, 3(1-1), 405–421. Consulté à l’adresse https://ijafame.org/index.php/ijafame/article/view/356