Fiscal happiness : un cadre conceptuel intégré des canaux reliant politiques fiscales et bien-être

Auteurs

  • Loubna DIANE Faculté d’Économie et de Gestion d’El Jadida, Université Chouaib Doukkali, El Jadida, Maroc
  • Rachid RHAZOUANI Faculté d’Économie et de Gestion d’El Jadida, Université Chouaib Doukkali, El Jadida, Maroc

Mots-clés :

fiscal happiness, bonheur, bien-être subjectif, politique fiscale, canaux de transmission, théorie de l’autodétermination, Maroc

Résumé

Par quels canaux, sous quelles conditions et pour quels groupes la politique fiscale affecte-t-elle le bien-être subjectif des citoyens ? L’économie du bonheur et la littérature fiscale se sont développées en parallèle, sans cadre intégrateur du côté fiscal, alors que la dépense publique, la taille de l’État et la morale fiscale ont déjà été reliées au bien-être. Cet article théorique procède par synthèse théorique (Jaakkola, 2020 ; MacInnis, 2011), à partir d’une revue narrative de la littérature (Scopus, trois requêtes, 2000-2026 ; 345 documents distincts identifiés, dont 137 conservés). Quatre théories du bien-être (hédonisme, eudémonisme, théorie de l’autodétermination, approche par les capabilités) sont retenues selon trois critères : leur capacité à conceptualiser une dimension identifiable du bien-être, l’existence de mécanismes les reliant à l’expérience fiscale et leur complémentarité. L’article définit le fiscal happiness (terme anglais conservé pour désigner un construit nouveau, que l’on pourrait traduire par « bien-être fiscal ») comme l’état de bien-être subjectif, cognitif, affectif et social, résultant de l’expérience du système fiscal. Le modèle repose sur cinq canaux, sans hiérarchie établie entre eux : matériel (revenu disponible, sécurité économique), social (cohésion, équité perçue), institutionnel (légitimité, confiance), collectif (services publics financés) et psychologique (stress, sentiment d’injustice). Il produit dix propositions de recherche, par exemple : la confiance institutionnelle médie partiellement l’effet de la justice fiscale perçue sur le fiscal happiness. À notre connaissance, il s’agit du premier cadre qui mobilise de manière systématique la théorie de l’autodétermination avec les autres théories du bien-être pour analyser la fiscalité. Le cadre n’est pas testé empiriquement. Il vaut pour les systèmes fiscaux dans lesquels l’impôt finance l’essentiel de la dépense publique ; le Maroc sert d’illustration analytique, non de test. Trois apports sont revendiqués : conceptuel (une définition et un réseau de concepts voisins), théorique (un modèle à cinq canaux) et méthodologique (dix propositions traçables).

Classification JEL: H20, H31, I31, O55

Type du papier : Recherche théorique

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Publiée

2026-10-10

Comment citer

DIANE, L., & RHAZOUANI, R. (2026). Fiscal happiness : un cadre conceptuel intégré des canaux reliant politiques fiscales et bien-être. International Journal of Accounting, Finance, Auditing, Management and Economics, 7(12), 661–683. Consulté à l’adresse https://ijafame.org/index.php/ijafame/article/view/2701

Numéro

Rubrique

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