Bien-être social et inégalités au Maroc : Une analyse théorique et empirique

Auteurs

  • Najib Bahmani Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales d'Agadir, Université Ibn Zohr d'Agadir, Maroc https://orcid.org/0000-0001-9252-2815
  • Mustapha Jaad Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales d'Agadir, Université Ibn Zohr d'Agadir, Maroc

Mots-clés :

Inégalités, justice sociale, bien-être, bien-être social

Résumé

Depuis le début du XXème siècle, que le concept du « Bien-être » a connu sa nouvelle place en sciences économiques, l’économie du bien-être (welfare economics), consistait depuis lors, à évaluer les situations économiques, et principalement, les modalités de la répartition. Le débat qui était  avant ne porte que sur la mesure de la valeur et de l’utilité. Le bonheur, ou le bien-être était synonyme de tout ce qui procure une satisfaction sans être nécessairement « utile »,  cependant la relativité de mesure de l’utilité, était simplifiée par une agrégation cumulative. En effet le bien-être collectif représente la somme des niveaux de bien-être (ou d’utilité) des individus qui composent la collectivité considérée. L’utile est donc tout ce qui contribue à maximiser le bien-être social.

L’utilitarisme, à travers des fonctions d’utilité marginale, a permis d’identifier l’optimum du bien-être collectif et social. En revanche, et selon le principe de maximisation de la somme du bien-être, l’hypothèse d’une distribution de parts équitables notamment des revenus entre les membres d’une société, exige que le gain marginal en bien-être, dans l’affectation des ressources aux différents individus, soit partout le même. La matrice fondamentale et récapitulative de l’utilitarisme était prononcée par Jeremy Bentham : « Le plus grand bonheur du plus grand nombre est la mesure du juste et de l’injuste ».  La doctrine utilitariste était donc cruciale dans le développement de plusieurs théories en sciences économiques et sociales. On cite notamment la théorie de la justice. Cette dernière stipule selon son fondateur John Rawls, que les Hommes sont trop égocentriques et égoïstes pour déterminer des principes de répartition des richesses justes et équitables : ils cherchent uniquement à tirer leur propre bénéfice.

À travers, un soubassement théorique qui présente l’économie du bien-être, et la théorie de la justice, notre article traitera,  la problématique des inégalités économiques et ses perspectives sur l’atteinte du bien-être social, sous ses états les plus idéaux. Or, la recherche à maximiser le bien-être individuel et social, faisait aussi l’objet de plusieurs critiques de l’approche utilitariste. Les analyses transversales, que nous entamerons-nous permettront ainsi de focaliser le regard sur les autres théories modernes à savoir la théorie de l’équilibre général, la théorie du choix social,  la théorie des capabilités, et aussi celle de la justice sociale. 

 

Classification JEL:   I31 ;  D63 ; H75 ;  P36 ;  P46.

Type de l’article : Article théorique

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Publiée

2021-10-01

Comment citer

Bahmani, N., & Jaad, M. (2021). Bien-être social et inégalités au Maroc : Une analyse théorique et empirique. International Journal of Accounting, Finance, Auditing, Management and Economics, 2(6), 183–197. Consulté à l’adresse https://ijafame.org/index.php/ijafame/article/view/267

Numéro

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