La transparence et l’indépendance des banques centrales, quel impact sur l’inflation ? Le cas de Bank-Al-Maghrib

Auteurs

  • Marwa BOURAS Faculté des sciences Juridiques, Economiques et Sociales de salé, Université Mohammed V de Rabat, Maroc
  • Benaissa NAHHAL Faculté des sciences Juridiques, Economiques et Sociales de salé, Université Mohammed V de Rabat, Maroc

Mots-clés :

Transparence, indépendance, orientation de la politique monétaire, inflation, Bank Al-Maghrib

Résumé

Caractérisées par le silence les banques centrales ont depuis longtemps traitées les questions de politique monétaires comme un culte secret. Cependant, au cours des vingt dernières années, avec le développement du concept d’anticipations rationnelles et le passage vers un objectif de maintien de stabilité des prix (Dincer et al., 2022 ; Pasten, E., Schoenle and Weber, 2018).  Les banques centrales suite à leurs indépendances ont montré un intérêt croissant pour la communication de leurs politiques monétaires. Ce progrès vers plus d’indépendance et de transparence ainsi que l’engagement des banques centrales envers la stabilité des prix nous a amené à examiner l’effet de la transparence et l’indépendance de Bank-Al Maghrib sur l’inflation, tout en examinant si la relation entre la transparence et l’inflation varie selon l’orientation de la politique monétaire, distinguée entre les phases d’assouplissement (ASSP) et de resserrement (RESR) monétaire. L’analyse porte sur 25 observations annuelles couvrant la période entre 2000 et 2024 et mobilise une approche autorégressive à retards distribués (ARDL). Les résultats démontrent qu’à long terme la transparence (β=−0,00073, p=0,515) et l’indépendance de la banque centrale (β=−0,00294, p=0,724) présentent des coefficients négatifs mais non statistiquement significatifs. L’interaction entre transparence et l’assouplissement monétaire est également non significative (β=−0,00079, p=0,673), tandis que l’interaction entre la transparence et le resserrement monétaire est positive et significative au seuil de 5 % (β=0,00603, p=0,046). À court terme, la variation de la transparence présente un coefficient positif et significatif (β=0,00500, p=0,016). Ces résultats mettent ainsi en évidence le caractère conditionnel de la relation entre transparence et inflation selon l’orientation de la politique monétaire. La contribution de ce travail réside dans l’analyse conjointe, appliquée au cas marocain, de la transparence et de l’indépendance de la banque centrale, ainsi que dans l’introduction d’effets d’interaction permettant d’identifier une éventuelle asymétrie de l’effet de la transparence entre les phases d’assouplissement et de resserrement monétaire.

JEL Classification : C22, E31, E43, E52, E58.

Type du papier : Recherche empirique

Téléchargements

Publiée

2026-09-15

Comment citer

BOURAS, M., & NAHHAL, B. (2026). La transparence et l’indépendance des banques centrales, quel impact sur l’inflation ? Le cas de Bank-Al-Maghrib. International Journal of Accounting, Finance, Auditing, Management and Economics, 7(11), 427–454. Consulté à l’adresse https://ijafame.org/index.php/ijafame/article/view/2644

Numéro

Rubrique

Articles