Faible transmission des politiques climatiques et dominance macroéconomique dans l'allocation bancaire : Analyse empirique en zone UEMOA
Mots-clés :
Politiques climatiques ; Allocation bancaire ; UEMOA ; Risque de transition ; Finance verte ; Dominance macroéconomiqueRésumé
Cet article analyse la transmission des politiques climatiques à l'allocation du crédit bancaire dans la zone UEMOA entre 2015 et 2024. La méthodologie repose sur un modèle de panel à effets fixes banque-pays-trimestre appliqué à un échantillon de 40 banques (n = 1 560 observations), en adaptant l'approche de Covi et al. (2025). Les résultats révèlent une transmission quasi inexistante des politiques climatiques : le coefficient associé à l'indice CCPI est faible et non significatif (β = 0,04 ; p > 0,10) pour les expositions vertes (TAC), de même que pour les secteurs carbonés (β = −0,02 ; p > 0,10). En revanche, l'inflation constitue le principal déterminant de l'allocation : une hausse de 1 point du taux d'inflation entraîne un rééquilibrage d'environ +3,5 % vers les secteurs résilients (β = 0,0014 ; p < 0,05), traduisant une dominance des facteurs macroéconomiques sur les signaux climatiques.
Ces résultats soulignent un déficit majeur d'intégration du risque climatique dans les comportements bancaires de l'UEMOA. Le ratio moyen de prêts « verts » reste inférieur à 2 % du portefeuille total, et l'exposition aux secteurs vulnérables représente encore plus de 28 % des encours. L'étude appelle à un renforcement du cadre prudentiel de la BCEAO : stress tests climatiques obligatoires, divulgation standardisée et incitations réglementaires ciblées.
Classification JEL : G21, Q54, E58, O55
Type de papier : Article de recherche empirique
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© Serigne Moussa DIA 2025

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